Le 2 mai, le J&J Auditorium à Phoenix devient le théâtre d’un moment hors du temps avec Turkey in Mauritius. À l’affiche : la cérémonie Mevlevî Sema, un rituel soufi ancestral venu de Turquie, porté par les célèbres derviches tourneurs. Un spectacle rare, presque mystique, où la danse devient prière et la musique élévation. Une expérience exceptionnelle, aussi puissante que fascinante.
Un rituel ancestral présenté pour la première fois à Maurice
On ne parle pas ici d’un spectacle courant à Maurice. À vrai dire, c’est une première. Et c’est précisément ce qui le rend exceptionnel. La Mevlevî Sema ne s’adapte pas et ne se modernise pas : elle est présentée telle qu’elle existe depuis des siècles. Un rituel ancien, proche de 700 ans d’histoire, resté fidèle à ses origines et presque inchangé au fil du temps. Une expérience à vivre au moins une fois.


Ils seront une trentaine sur scène : derviches tourneurs, chanteurs et musiciens réunis pour donner vie à une performance d’une intensité rare. Inspirée des enseignements du poète mystique Jalaluddin Rumi, cette approche voit dans la musique, la poésie et le mouvement des moyens d’élévation spirituelle, capables de conduire l’être humain vers une forme de connexion au divin.
Immersion dans un art sacré
La cérémonie Mevlevî Sema est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Et pourtant, elle demeure encore largement méconnue du grand public.
La troupe turque, gardienne et passeuse de cette tradition transmise de génération en génération, viendra à Maurice pour partager bien plus qu’un spectacle : une expérience à vivre et à ressentir. Une immersion dans un art sacré qui ouvre la porte à une dimension spirituelle profonde.
Une danse spirituelle
Au cœur de cette cérémonie, un geste simple, presque hypnotique : tourner. Vêtus de longues robes blanches, les derviches, appelés semazens, pivotent sur eux-mêmes, dans un mouvement d’une précision presque irréelle. Une main tendue vers le ciel, l’autre vers la terre : un symbole fort, celui de recevoir puis de transmettre.


Ce geste n’est pas une danse au sens habituel, mais une prière en mouvement, une quête intérieure vers l’élévation spirituelle. Ce qui frappe alors, c’est ce calme, cette absence totale de démonstration. Dans ce type de cérémonie, le public est souvent plongé dans un silence presque total, comme suspendu hors du temps.
Dans cette atmosphère épurée, il n’y a ni lumières agressives ni effets spectaculaires pour distraire le regard. Tout se concentre naturellement sur le mouvement des derviches tourneurs, tandis que le son du ney s’installe doucement, presque imperceptiblement. Peu à peu, tout le reste s’efface, et l’attention se resserre autour de cette rotation continue, laissant place à une expérience à la fois intense et profondément transcendante.
Turkey in Mauritius un pont entre cultures
Ce genre de cérémonie voyage rarement seule. Elle porte avec elle une certaine idée du monde. Une idée de lien, de pont entre cultures. À chaque escale, le message reste le même, parler de paix, de tolérance, d’unité.


Avec Turkey in Mauritius, cette tradition trouve une nouvelle résonance locale. Une île déjà riche en mélanges culturels, où différentes traditions cohabitent depuis longtemps. Ce n’est pas un hasard si ce type d’événement y trouve aujourd’hui un écho.
Ce qu’il faut savoir avant d’y aller
Le rendez-vous est fixé au 2 mai, au J&J Auditorium. Les portes ouvrent à 17h, mais la cérémonie débute à 20h. Mieux vaut arriver tôt, ne serait-ce que pour s’installer tranquillement et entrer doucement dans l’ambiance.


Sur place, quelques stands proposeront de la nourriture turque, mais rien ne sera autorisé à l’intérieur de la salle. Une petite contrainte, oui, mais qui participe aussi à préserver l’atmosphère du moment.
Et surtout, il faut y aller avec le bon état d’esprit. Pas comme on va voir un spectacle classique. Plutôt comme on accepte de ralentir un peu, de regarder autrement, d’écouter différemment.



















