Son nom n’est peut-être pas connu du grand public, mais dans le milieu artistique mauricien, Damien Romeo poursuit son chemin depuis plus de deux décennies. Depuis ses débuts au début des années 2000 jusqu’à aujourd’hui, l’artiste continue de faire vivre sa passion avec la même détermination.
Une passion née dès l’enfance
Très jeune, il baigne dans un univers musical grâce à son père, guitariste. Influencé par cet environnement, il se tourne d’abord vers la batterie. Mais rapidement, l’envie de créer prend le dessus. Il se met à écrire ses propres chansons et à les interpréter.
Ses influences sont multiples. Le rap, le RnB, le seggae et le séga occupent une place importante dans son répertoire. Il lui arrive également de reprendre des chansons européennes, démontrant ainsi sa polyvalence artistique.
L’aventure Black Outlaws
Ses premiers pas sur scène, il les fait avec Black Outlaws, un groupe fondé avec des amis du collège Trinity. En 2000, la formation sort son premier album, Mo Lambition. Un deuxième album suivra, ainsi qu’une compilation regroupant des morceaux aux styles variés, allant du dancehall au reggae.
Malgré cet élan prometteur, l’aventure prend fin en 2006, lorsque les membres décident de se séparer.
Repartir après chaque obstacle
Loin de se décourager, Damien Romeo poursuit sa route. En 2014, il revient avec un nouveau projet musical : Metiss Vibe. Le groupe dévoile notamment le single Pa Ploré. Mais, une nouvelle fois, l’aventure collective est de courte durée. En 2016, les membres choisissent de poursuivre chacun leur parcours.
Cette séparation marque le début d’une nouvelle étape pour l’artiste. Damien Romeo se lance alors en solo et sort l’album Touzour Lamem. Un titre qui reflète bien son état d’esprit : rester fidèle à lui-même malgré les obstacles.
Entre musique, théâtre et cinéma
Parallèlement à la musique, il élargit son horizon artistique en se tournant vers le théâtre et le cinéma. Le public a pu le voir dans plusieurs productions des troupes Komiko et Freeman. Il apparaît également dans le court métrage Boutik, réalisé par Damien Dittberner et soutenu par le programme Film Fabrik du festival Île Courts.
Des scènes mauriciennes aux plateaux de tournage internationaux, Damien Romeo a su saisir les opportunités qui se sont présentées à lui. Il a notamment participé au film français Lisa Redler ainsi qu’au long métrage hollywoodien Serenity, tout en développant une expérience dans la publicité et le doublage de voix.
Plus de 25 ans après ses débuts, l’artiste continue d’avancer. Aujourd’hui tourné vers la musique, il travaille sur plusieurs nouveaux titres, preuve que l’inspiration est toujours au rendez-vous.
La persévérance comme moteur
Au-delà des chansons et des projets artistiques, son parcours est avant tout celui de la persévérance. Pendant plus de vingt-cinq ans, il a avancé avec discrétion, souvent loin des projecteurs. La recherche de la célébrité n’a jamais été sa priorité. Ce qu’il souhaite avant tout, c’est que son travail soit vu, que ses chansons soient entendues et qu’elles trouvent leur public.
Malgré les difficultés, les déceptions et les aléas de la vie, Damien Romeo n’a jamais abandonné. Pour lui, la musique est bien plus qu’une passion : elle est le moteur qui l’a toujours poussé à avancer

















