Les 9 et 10 octobre 2026, LA ISLA 2068 prend ses quartiers à Vivéa Business Park, à Moka. Pour sa huitième édition, le festival réunit artistes mauriciens, réunionnais, malgaches, français et britanniques autour d’une programmation qui navigue entre électro, séga, maloya, reggae, pop et musiques urbaines.

Depuis sa création en 2017 par La Isla Social Club, LA ISLA 2068 s’est construit une identité à part dans le calendrier culturel mauricien. Plutôt que de miser uniquement sur des noms déjà installés, le festival cherche aussi à faire découvrir les artistes qui dessinent les nouvelles scènes de Maurice et de la région.

Cette année, le rendez-vous change de décor. Direction Vivéa Business Park, entre l’ancienne cheminée de Mont Désert Alma et La Piazza. Une partie du festival se déroulera en plein air, tandis que certains espaces seront installés en intérieur.

De La Réunion à Madagascar

Le vendredi 9 octobre donnera déjà le ton avec NAGAÏ, qui fera sa première scène mauricienne. L’artiste réunionnaise défend un « reggae volcanique » nourri par son île et arrive à Maurice après plusieurs dates européennes.

Autre nom attendu : DJ SEBB. Le producteur réunionnais a développé la « Gommance », un mélange de maloya, d’eurodance et de dancehall, et cumule aujourd’hui plusieurs centaines de millions d’écoutes.

Madagascar sera représentée par Encoder Experiment, producteur passé notamment par Boiler Room et le Sakifo. Sa musique électronique mêle expérimentation contemporaine et héritage malgache.

La première soirée donnera également une place importante aux artistes locaux avec Lily, Amy Rachel & The Soldiers, Nula Groove, The Mob et Dimitry Duval, entre autres.

Nathan Fake, Cassiya et une scène qui traverse les générations

Le samedi 10 octobre, la programmation s’élargit encore.

Le Britannique Nathan Fake, connu notamment pour The Sky Was Pink, apportera son univers électronique au Superstage.

À ses côtés, un groupe qui n’a plus vraiment besoin d’être présenté à Maurice : Désiré François et Cassiya.

Avec plus de trente ans de carrière et des morceaux comme Kot nou été ou Di pain griyé, Cassiya représente une autre dimension du festival : celle d’un patrimoine musical mauricien qui continue de trouver sa place au milieu des nouvelles tendances.

LA ISLA fait ainsi cohabiter sur une même affiche des artistes déjà inscrits dans la mémoire collective et une génération qui cherche encore à écrire la sienne.

La nouvelle garde de l’océan Indien

Cette édition fait particulièrement la part belle aux artistes de la région.

Sueilo, venue de La Réunion, développe une pop afro-street qui l’a déjà menée sur plusieurs scènes importantes. Kervéli revisite le maloya avec violon, violoncelle et percussions créoles, tandis que Sol Rosa explore une pop plus légère et contemporaine.

La multi-instrumentiste Karolyne Paenseum apportera quant à elle un univers plus introspectif, à la croisée des sonorités de l’océan Indien et de la création actuelle.

Du côté mauricien, GЯEG fait figure de symbole. Originaire d’Eau Coulée et désormais bien installé sur la scène électronique internationale, le DJ et producteur revient jouer sur son île alors qu’il poursuit son projet Trasman et accompagne la sortie de son nouvel EP Kas Frekans.

Plus qu’un festival électro

Réduire LA ISLA 2068 à un festival électronique serait donc passer à côté de l’essentiel.

En deux jours, le public pourra passer du séga de Cassiya au maloya réunionnais, du reggae de NAGAÏ à la techno de Nathan Fake, avant de découvrir des propositions venues de Madagascar ou de la scène indépendante mauricienne.

C’est précisément ce mélange qui donne au festival sa place dans le paysage culturel local : faire circuler les sons entre les îles, confronter les générations et donner une scène aux artistes qui inventent les musiques de demain.

Pour sa huitième édition, LA ISLA 2068 poursuit ainsi une idée simple : l’océan Indien n’est pas seulement un territoire géographique. C’est aussi un espace musical en mouvement, dont Maurice est l’un des points de rencontre.

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