C’est l’une des artistes du moment sur la scène internationale. Naïka, ou plutôt la diva derrière le tube « That boy is a one-track mind… He’s a one-track mind, mind, mind… », débarque à Maurice le 5 septembre pour la 2e édition du All Waves Festival, « Gadé Cheri », au Green Village. Portrait…

Née d’un père français et d’une mère haïtienne, Naïka a grandi entre plusieurs cultures et plusieurs continents. Des Caraïbes au Pacifique Sud, de l’Afrique à la France et aux États-Unis, ce parcours a façonné une artiste qui refuse de choisir entre ses différentes influences.

Cette diversité se retrouve dans sa musique et dans les langues qu’elle utilise. Naïka chante en anglais, en français et en créole haïtien, sur des morceaux qui mélangent pop, R&B, afrobeat et sonorités caribéennes. Une identité musicale qui lui ressemble : multiple, instinctive et sans frontières.

Ses textes sont tout aussi personnels. Elle y parle d’amour, de ruptures, de confiance en soi et de recherche d’identité, en puisant directement dans ses expériences. Chez Naïka, la musique sert autant à raconter son histoire qu’à mettre des mots sur des émotions.

One Track Mind, hit planétaire

C’est dans cette même démarche qu’elle a construit Eclesia, son premier album sorti en février 2026. Le projet rassemble les différentes influences qui ont marqué son parcours et lui permet de présenter un univers musical plus personnel et plus abouti.

One Track Mind, hit planétaire

L’album alterne ainsi des morceaux introspectifs, des titres consacrés au self-love et des chansons plus engagées. Avec One Track Mind, Naïka revient notamment à ses racines haïtiennes en s’appuyant sur le kompa, un rythme avec lequel elle a grandi. Le morceau mêle une énergie dansante à des paroles inspirées par les déceptions amoureuses, un contraste qui fait partie de l’ADN du genre.

Sur What a Day, le ton change. L’artiste laisse davantage apparaître sa sensibilité face aux injustices et aux inégalités qui traversent le monde. Chez elle, l’écriture n’est pas seulement un exercice artistique : c’est aussi une manière de comprendre ce qu’elle ressent et de mettre des mots sur ce qui la bouleverse.

Des premiers titres au succès international

Bien avant la sortie de Eclesia, Naïka avait déjà commencé à bâtir une carrière internationale. Ses trois premiers EP, Lost in Paradïse, Pt. 1, Lost in Paradïse, Pt. 2 et TRANSITIONS, lui ont permis de développer progressivement son identité et de fédérer un public bien au-delà des États-Unis.

Des premiers titres au succès international

Des morceaux comme 1+1, 6:45 et Water ont contribué à faire connaître son univers. Water a notamment trouvé sa place dans la bande-son de FIFA 21, tandis que Sauce a été associé à une campagne publicitaire d’Apple. Puis est arrivé One Track Mind, le titre qui va véritablement changer d’échelle et permettre à Naïka de toucher un public international beaucoup plus large.

Avec plus de 2 millions de fans et plus de 165 millions de streams, l’artiste indépendante s’est progressivement imposée sans passer par les chemins traditionnels de l’industrie musicale. Une trajectoire qui témoigne autant de la force de ses chansons que de la relation qu’elle a su créer avec son public.

Une artiste qui assume sa singularité

L’empowerment est l’un des fils rouges de son répertoire. Naïka encourage à s’assumer, à ne pas se diminuer et surtout à apprendre à prendre sa place. Cette philosophie trouve une résonance particulière dans son propre parcours : elle reconnaît elle-même que la confiance en soi n’est jamais acquise et qu’elle se construit avec le temps.

Une artiste qui assume sa singularité

Son rapport à la mode participe également à cette expression de soi. Il vient notamment de sa mère, qui travaillait dans la création et possédait une boutique de vêtements, ainsi que de ses grands-parents en Haïti, eux-mêmes liés au commerce de tissus. Entre looks très travaillés et moments plus décontractés, Naïka utilise aujourd’hui la mode comme un autre moyen de montrer les différentes facettes de sa personnalité.

Premier rendez-vous avec le public mauricien

Le 5 septembre prochain, cette artiste au parcours hors normes découvrira enfin la scène mauricienne. Naïka sera la tête d’affiche de la deuxième édition du All Waves Festival, organisée au Green Village.

Premier rendez-vous avec le public mauricien

Elle partagera la scène avec Léa Churros, déjà appréciée du public mauricien, et DJ Latu, DJ basée aux Pays-Bas dont les sets puisent dans le moombahton, le dancehall, l’afrobeat, les sonorités latines et le bubbling. Des artistes mauriciens viendront également compléter le line-up.

Pour Naïka, ce premier passage à Maurice sera l’occasion de faire découvrir en live un univers construit au croisement de plusieurs cultures, mais surtout de présenter une artiste qui a choisi de ne jamais avoir à choisir entre ses différentes identités.